Cameroun : célébrations LGBTI dans deux villes

Publié le 11 juin 2014

Auteurs:  Laurent Balla et Colin Stewart
Rédaction en français par Denis LeBlanc

Gay and straight athletes prepare for a football match in Yaoundé as part of the IDAHOT celebrations of 2014. (Photo courtesy of Camfaids.)

Des athlètes homosexuels et hétérosexuels se préparent pour un match de football à Yaoundé dans le cadre des célébrations IDAHOT de 2014. (Photo de CAMFAIDS)

Les militants des droits de la personne se sont rassemblés le mois dernier à Douala et à Yaoundé au Cameroun pour rechercher de la justice pour les personnes LGBTI et faire le deuil de leurs amis, morts en suite aux violences dont les personnes LGBTI sont trop souvent victims dans las société camerounaise.

Ce rassemblement a eu lieu à l’occasion de la  Journée internationale contre l’ homophobie et la transphobie (IDAHOT), en mémoire du 17 mai 1990, le jour où l’Organisation mondiale de la santé a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

Logo de Camfaids

Logo de Camfaids

A Yaoundé, la capitale politique du Cameroun, la Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS – la Fondation camerounaise pour le sida) a organisé des discussions sur le VIH/sida dans un l’environnement anti gay ainsi qu’un match de football entre deux équipes composées de joueurs homosexuels et hétérosexuels.

Selon CAMFAIDS, au cours du rassemblement à Yaoundé :

  • 60 personnes ont été informés sur les droits des personnes LGBTI et les infections transmises par l’activité sexuelle.
  • 20 personnes ont reçu des conseils et du soutien.
  • 40 personnes ont visionné un film au sujet de l’homophobie.
  • 27 personnes — homosexuels et hétérosexuels — ont participé à un match de football.
  • 85 personnes ont partagé un repas convivial.
  • 35 personnes ont participé à un debat sur l’homophobie et les violences faites aux LGBTI dans la société camerounaise.

Dans le cadre de la réflexion sur l’homophobie au Cameroun, les personnes LGBTI ont discuté :

  • Comment les individus LGBTI devraient se comporter dans la société
  • Le respect de soi
  • La nécessité de la tolérance, de l’harmonie et de l’acceptation parmi les gens LGBTI.
  • Comment permettre aux personnes LGBTI de mettre en avant leurs talents.
  • Comment la diversité des talents des gens LGBTI peut renforcer la communauté.
Commémoration des personnes LGBT morts par homophobie: Alim Mongoche, Eric Ohena Lembembe et Roger Mbede.

Commémoration des personnes LGBT décédées en raison de l’homophobie: Alim Mongoche, Éric Ohena Lembembe et Roger Mbede.

À Douala, capitale économique du Cameroun, les activités IDAHOT ont commencé avec un jour de souvenir, le jeudi 15 mai, en souvenir de trois personnes qui sont décédées en raison de l’homophobie :

Alim Mongoche, décédé en 2006, quelques jours après sa libération de la prison centrale de Kondengui,  où il a été violé et a acquis le VIH après avoir été emprisonné  avec 10 autres LGBTI;

Journaliste / militant gay Éric Ohena Lembembe, qui a été assassiné chez lui en juillet 2013 à Yaoundé; et

Roger Mbede, décédé en janvier 2014 peu après sa libération de prison, dans laquelle il purgeait sa peine, condamné à trois ans de détention pour avoir envoyé un SMS pour dire «je t’aime» à un homme. Il était tombé malade en prison puis libéré pour traitement médical mais est mort sans bénéficier de soins médicaux.

Le film “Bobby, seul contre tous” a été projeté pendant les évènements du 16 mai à Douala.

Jean-Claude Roger Mbede with activist attorney Alice Nkom of Cameroon

Roger Jean-Claude Mbede et avocat Alice Nkom. (Photo d’Amnesty International)

Le 17 mai l’avocat Alice Nkom a présenté une conférence sur l’homophobie et les libertés. À la conférence étaient présents des militants de plusieurs associations locales, qui mènent des activités de prévention en santé sexuelle de la reproduction sur cette cible et de plaidoyer gouvernemental pour le changement de politique concernant les violations des droits des LGBTI au Cameroon.

Un cocktail a été offert sur un fond de musique dansante.

About Denis LeBlanc

Editor and occasional writer at 76crimes and 76crimesFR. HIV+ gay activist based in Ottawa, Canada. Active volunteer in the Gay Liberation Movement since 1971 and later with the HIV/AIDS movement. More profile information on Canadian Lesbian + Gay Archives. Rédacteur francophone et auteur occasionnel au 76crimes et au 76crimesFR. Militant gay et séropositif basé à Ottawa, au Canada. Bénévole actif dans le mouvement de libération gay depuis 1971 et plus tard avec le mouvement du VIH/SIDA. Plus d'informations de profil en français sur Canadian Lesbian + Gay Archives
This entry was posted in Africa (Sub Saharan), Positive steps, Posts in French and tagged , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.

5 Responses to Cameroun : célébrations LGBTI dans deux villes

  1. Pingback: À la recherche de l’aide aux victimes LGBTI au Cameroun | 76 CRIMES

  2. Pingback: Pot-de-vin libère 2 LGBTs, qui veulent fuir les dangers locaux | 76 CRIMES

  3. Pingback: Cameroun : Athlète suspendu pour rumeurs d’homosexualité | 76 CRIMES

  4. Pingback: Cameroun : Athlète suspendu pour rumeurs d’homosexualité | 76 Crimes en français

  5. Pingback: Pot-de-vin libère 2 LGBTs, qui veulent fuir les dangers locaux | 76 Crimes en français

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s